Dans la bagnole de son père qui emmenait la famille aux manifs ou voir des concerts de chanteurs engagés, passaient Brel, Brassens, Ferrat, … Et aussi, Renaud, Anne Sylvestre. Le coup de téléphone de Renaud à Gauvain, lui proposant d’assurer ses premières parties, au Zénith de Paris, en 2016, a propulsé l’ancien ingénieur informaticien, dans le grand cirque de la musique. Dans Les Oubliés, Anne Sylvestre entonne Y’a pas de retraite pour les artistes, une réflexion à la douceur inquiète sur la flamme jamais éteinte. « L’enregistrement a été un moment suspendu, je n’aurais jamais imaginé un duo avec Anne lorsque je la croisais dans les lieux où j’ai débuté, après mes cours à La Manufacture Chanson : Le Limonaire, le Connétable, Le Forum Léo Ferré. Elle m’a dit que cette chanson lui ressemblait. En studio, nous avions tous les deux les larmes aux yeux. Je suis attaché au sens de la famille, à la famille des chanteurs et à la transmission. » Rendre hommage aux générations qui nous ont forgés… Un message que Gauvain n’a pas oublié.

 

Les chansons de Gauvain Sers descendent dans la rue. Certaines se chantent le poing levé. D’autres se fredonnent le sourire aux lèvres. C’est avec ce répertoire façonné sur deux axes, où la poésie se mêle au social, que le Creusois nous embarque dans son deuxième album au titre évocateur, Les Oubliés.

Samedi 12 septembre 2020 - 20h30
45 € (entrée du Parc offerte pour la journée)